Hommes célèbres

Jean Charay, un abbé féru d’histoire (1916 - 1997)

Ardéchois, l’Abbé Jean Charay  a, de part ses recherches, contribué de manière importante à éclairer la ville d’Aubenas sur son passé et son histoire.  Les anecdotes qu’il a mises en lumière en disent un peu plus long sur la cité des Montlaur et les personnages illustres qui ont eu des liens avec Aubenas.

Jean Mathon ( 1807 – 1865)

Nommé maire d'Aubenas, en 1858, il est né à Aubenas, y a fait ses études, puis est parti à Smyrne pour aller chercher en Asie la soie qui manquait à l’industrie française. Il fait fortune puis, de retour dans sa ville natale, mène à bien le projet  d’amener l’eau courante au cœur de la cité.  

Le 23 juin 1863, à 7 heures du soir, les cloches d'Aubenas sonnaient à toute volée, des salves étaient tirées en divers points de la ville, une foule enthousiaste, descendue dans les rues, manifestait son bonheur par des cris, des chants sans fin," le tambour battait, sonnant le rassemblement ". Cette foule sautait, dansait, riait, pleurait de joie. Les illuminations improvisées ajoutaient bientôt à cette joie, à ce bonheur sans mélange. Pourquoi ces manifestations? C'est qu'un événement, attendu depuis des siècles, mettait fin à un long passé de misère et de privation d'eau; c'est que, grâce au cœur, à la volonté, à l'énergie d'un homme, les eaux coulaient à Aubenas par l'orifice de cinquante fontaines publiques réparties dans la ville.

Olivier De Serres (1539-1619) 

Né à Villeneuve-de-Berg, précurseur de l’agriculture moderne (drainage, irrigation, assolements, légumineuses…), il compile les résultats de ses nombreuses expériences dans un ouvrage: « le théâtre d'agriculture et mesnage des champs ». Cet ouvrage, dont la première édition date de 1600, attirera l'attention du roi Henri IV et de son ministre Sully. L'ouvrage sera réédité huit fois du vivant de l'auteur.

Mais il est aussi connu pour avoir introduit la culture du mûrier et l’éducation du ver à soie, à l’origine des marchés aux cocons qui ont fait d’Aubenas au XIXème siècle le 3ème marché français de la soie après Lyon et Saint-Étienne.

 

Jean-Baptiste D'ornano (1581-1626)

D'origine Corse (il est le petit-fils de Sampiero Corso et le fils d'Alphonse D'ornano compagnon d'arme d'Henri IV), Jean-Baptiste D’Ornano est né à Sisteron en 1581. C'est un proche de Louis XIII. Celui-ci le nomme gouverneur de son frère unique Gaston d'Orléans, héritier présomptif du trône de France (il deviendra roi si Louis XIII meurt sans enfants). Pendant longtemps on crut que Louis XIII n'aurait pas de descendants et Gaston s'apprête à succéder à son frère. Jean-Baptiste, qui avait de l'influence sur le frère du roi, le convainquit de demander son entrée au conseil du roi et de refuser un mariage arrangé avec Mlle de Montpensier. Richelieu fit enfermer D'ornano à la Bastille, mais il fut libéré par l'entremise de Gaston. Le roi lui accorda son pardon et le nomma maréchal de France. Un mois plus tard, éclata le complot de Chalais, qui visait à assassiner le roi et le cardinal. Soupçonné, le tout nouveau maréchal D'ornano et son entourage furent enfermés au donjon de Vincennes où Jean-Baptiste mourra  le 2 septembre 1626 des suites d'une infection.

Jacques Vaucanson (1709-1782)

Né le 24 février en 1709 à Grenoble dans une famille de gantier, Jacques Vaucanson est inventeur et mécanicien. Il crée plusieurs automates joueurs de flûtes. C’est aussi un homme des lumières dont la philosophie est de faciliter le travail des hommes. En 1745, il créé un métier à tisser qui combine plusieurs de ses recherches : la programmation, la reproduction du mouvement humain et un système ingénieux de navette. Ses travaux ont également permis de mécaniser la manufacture royale de soie de la famille Deydier, près d’Aubenas.